La Norvège est de retour dans un Mondial pour la première fois depuis 1998 ! Ça ne vous donne pas envie de voyager, vous ? Ça tombe bien, on vous emmène dans notre escapade au-delà du cercle polaire arctique ! D’un derby Bodø/Glimt – Tromsø à un Tromsø – Aalesund dans le stade du club professionnel le plus au nord du monde, en passant par des paysages idylliques et quelques terrains aux cadres exceptionnels, découvrez la Norvège de tout, tout là-haut !
À peine débarqués à Tromsø après un vol de trois heures au départ de Francfort (eh oui, je suis de Strasbourg…), le ton est donné ! On récupère ses bagages devant un mur aux couleurs du TIL, qui nous rappelle que oui, nous sommes bien dans la ville du club professionnel le plus septentrional de la planète ! Mais ce jour-là, on ne s’attarde pas chez les rouge et blanc. Direction l’agence de location et hop, en voiture !

Première étape de notre périple, Narvik ! Une ville, une région marquée par la bataille sanglante de 1940. Ici, Norvégiens, Britanniques, Polonais et Français ont combattu l’Allemagne nazie sur les eaux et dans les terres, pour prendre le contrôle du précieux port sur l’Ofotfjord. Un circuit de la mémoire et le célèbre musée de la ville permettent d’en savoir plus sur ces heures sombres. De nombreuses épaves reposent encore au fond des mers avec leurs marins, et quelques vestiges de l’époque sont encore visibles.





Mais Narvik, ce n’est pas que de l’histoire. Ce sont aussi des paysages magnifiques et, au détour d’une route en sortie de ville, un joli complexe, avec petite tribune, vue sur fjord et sur le port. Non loin de là, des rennes testent une pelouse, sûrement pour choisir leurs crampons…



Cap au sud, vers Bodø ! Comme souvent en Norvège, les routes sont sublimes. On roule pendant des heures sur des tracés sinueux, mais on ne s’ennuie jamais. Un passage en ferry fait même office de croisière touristique.




Bodø, c’est cet ancien village de pêcheurs et de marins, aujourd’hui toujours tourné vers la mer, mais avec une envie folle de se mettre au goût du jour. Et franchement, c’est plutôt sympa !





Entre forts de la Deuxième Guerre Mondiale et plages quasi-tropicales, le coin regorge de surprises et de points de vue à ne pas manquer. De belles balades à effectuer lors des futurs déplacements français en coupes d’Europe, qui sait ?



Le lendemain, il y a match ! Et pas n’importe lequel. C’est jour de derby face au « voisin » de Tromsø. Si plus de 500 kilomètres séparent les deux villes, la rivalité est bien là. Et TOUT Bodø, a déjà hissé les couleurs du Glimt !



Côté ambiance, deux fan zones distantes de quelques centaines de mètres. Ça chante, ça hurle, ça chambre, mais c’est (plutôt) bon enfant.
Direction l’Aspmyra Stadion, avec le cortège du TIL ! Sur le trajet, les habitants de Bodø sortent, filment de leurs fenêtres, non sans lancer quelques piques verbales aux rivaux, mais là encore, c’est sympa et sans incident.
Côté pelouse en revanche, c’est une boucherie ! Les jaunes, forts de leur incroyable parcours en Ligue des Champions, écrasent la concurrence réduite à dix pendant plus d’une mi-temps, 5-0 ! Doublé de Kasper Høgh et buts de Hauge, Fet et Evjen.




Avant de quitter Bodø, nous profitons encore de ce soleil qui, mi-mai, se couche tout juste, mais ne laisse plus entrer la nuit. Il est plus de 23h, et nous vivons des moments suspendus dans la campagne du Nordland. Nous nous arrêtons notamment au Saltstraumen. L’un des, voire le, courant le plus puissant au monde. Peut-être même le maelstrom de la mythologie nordique.




Pour nous, la suite s’écrit aux Lofoten. Cet archipel d’une beauté infinie qui longe le continent. Après une bonne « nuit » et quelques heures de ferry, attention les yeux !




Un paradis sur terre ! Et évidemment, au paradis, il y a du foot ! À Ramberg, par exemple, où les bancs de remplaçants, posés juste à côté d’une plage de sable blanc, ont des allures de chalets aux toits végétalisés.



Et bien sûr, à Henningsvær ! Peut-être l’un des stades amateurs les plus connus au monde !




À côté de ça, évidemment, c’est toujours somptueux ! Lorsqu’il faut escalader les montagnes abruptes, cela demande parfois quelques efforts, mais non… vraiment, le plus dur, c’est de choisir les photos.
Nous remontons vers Tromsø en passant par Bleik pour un nouveau terrain de football entre terre et mer. Puis Andenes, Senja et Sommarøy.




Dernier rendez-vous, dans la « Paris du Nord » ! Tromsø, qui a grandi au fil des expéditions polaires mais qui est aujourd’hui une agréable ville d’environ 80 000 habitants.
Pour atteindre la Romssa Arena où se déroulera notre rencontre entre un TIL secoué par sa défaite à Bodø, et un Aalesunds FK en forme, il faut grimper un peu ! Arrivé en-haut de la colline, ce n’est pas sans une certaine émotion que l’on découvre ce stade assez mythique pour les passionnés de foot nordique que nous sommes. On peut profiter d’une sorte de club house ouvert à tous pour partager un verre avec les copains français habitués des lieux : Clément, expatrié passé du sud de la France au nord de la Norvège (eh oui !), et Sandy, qui fait les déplacements depuis la Lorraine plusieurs fois par an.
Bonne ambiance avant et pendant le match, malgré le 1-1 peu rassurant pour les locaux qui en découle. Particularité de la Romssa, on y annonce les buteurs en norvégien ET en sami, peuple du grand nord dont la culture est toujours bien présente dans le Troms. On terminera par une discussion sympa avec le plus français des Norvégiens, Leo Cornic, que nous avions interviewé voilà quelques mois.





Car oui… comme toutes les bonnes choses ont une fin, il est temps de rentrer ! Des images plein les yeux, des moments plein le coeur, des souvenirs plein la tête. La Norvège et son football ont tant à offrir… Je conclus avec une pensée pour mon grand-père et tous les Malgré-Nous alsaciens et mosellans qui ont subi le même sort que lui durant la Deuxième Guerre Mondiale. Incorporé de force en 1943, il a parcouru l’extrême nord de la Norvège et de la Finlande avec un uniforme dont il ne voulait pas. Si j’ai fait ce voyage et que je le partage, c’est aussi un peu pour lui.
Images personnelles















