Après des matchs allers équilibrés qui laissaient présager tout de même l’espoir, tout était encore possible et ouvert avec ces matchs retour à l’extérieur pour nos 2 nations nordiques. Il fallait confirmer pour les suédois l’exploit du match aller et pour les danois montrer un autre visage pour renverser la situation.

La Suède a tenu bon et décroche son billet pour la Russie à Milan 

Absente depuis 2006 et orpheline de Zlatan Ibrahimovic, la sélection suédoise va retrouver la scène internationale cet été en Russie suite à son énorme performance ce lundi à Milan face à la Squadra Azzurra de Gianluigi Buffon.

Séisme à San Siro ! Les Blågult Suédois ont déjoué tous les pronostics en éliminant les quadruples champions du monde italiens. Victorieux 1 à 0 à l’aller grâce au premier but en sélection du milieu Jakob Johansson, les Suédois se sont contentés du match nul 0-0 en Italie pour valider leur billet pour la Russie. Une performance historique leur permettant de retrouver le gratin du football mondial, 11 ans après la Coupe du Monde 2006 en Allemagne.

Deuxième de son groupe, derrière l’intouchable Equipe de France et sa pléiade de stars, la sélection suédoise s’était montrée solide et régulière tout au long des phases de qualification. Reléguant les « Oranje » des Pays-Bas à la 3ème place, les hommes du sélectionneur Janne Andersson ont réalisé de bonnes performances illustrées par cette victoire contre les « bleus » à la Friends Arena de Stockholm le 9 juin dernier.

Un Olsen infaillible et un Forsberg virevoltant

Capables de prouesses, les descendants vikings ont fait preuve de vaillance et de combativité lors de ce match retour des barrages. Évoluant exclusivement en contre à l’initiative de l’ailier du RB Leipzig, Emil Forsberg, les Blågult se sont montrés solides défensivement en demeurant placides tout au long de la rencontre. Entre stérilité offensive et un Robin Olsen de gala multipliant les exploits sur sa ligne (27ème, 40ème, 65ème, 83ème, 87ème), les italiens n’ont pu trouver la faille malgré une énorme domination.

Milan a été le théâtre d’un exploit majuscule de la Suède. Cette défaite de l’Italie sonne en effet le glas d’une impressionnante série de 14 participations successives à la Coupe du monde. La dernière fois qu’elle a loupé le mondial c’était en 1958… en Suède. Ce lundi 13 novembre 2017 pourrait également être le dernier match avec la Squadra Azzurra du légendaire portier Gianluigi Buffon, 39 ans et 175 sélections.

La Stat’ Nordisk : La formidable et solidaire défense suédoise aura tenu les 180 minutes des 2 rencontres sans encaisser de but. Mention spéciale à Olsen et Granqvist, héroïques pour repousser les actions italiennes.

 


Le Danemark et un grand Eriksen renversant à l’Aviva Stadium, entre pétard mouillé et feux d’artifices

Ils y sont ! Huit ans après le rendez-vous de tout le gratin du football mondial en Afrique du Sud, la bande à Christian Eriksen va permettre aux supporters Danois de voyager à travers la Russie en juin prochain, la talentueuse génération tentera de marcher dans les pas des aînés de 1986 ou 1998. Mais que la dernière marche que constituait ce barrage face aux Irlandais a mis du temps à être franchise, retour sur cette double confrontation…

Match Aller, Samedi 11 Novembre, Telia Parken, København – Danemark – Irlande (0-0)

Un spectacle pyrotechnique avant le début de la rencontre, une marche des fans fumigène à la main et chantant à tue-tête depuis le centre ville jusqu’au stade, un Parken bruyant et à guichets fermés, tout était réuni pour que le match à domicile permette aux hommes de Hareide de prendre une option sur la qualification.

Mais les bonnes intentions montrées dans les vingts premières minutes vont vite se dissiper, trop brouillons, trop tendus, ils vont offrir aux spectateurs du Parken une prestation terne et soporifique. Pourtant le sélectionneur avait reconduit au coup d’envoi un onze titulaire qui avait terminé la phase de poule en boulet de canon : une charnière Kjaer-Bjelland qui s’est imposée, un milieu à trois avec le duo Kvist et Delaney en récupérateur qui alimente le magicien qu’est Christian Eriksen enfin Cornelius à droite et Sisto à gauche entoure la pointe Jørgensen, mais voilà l’enjeu a tué le jeu et l’état très moyen de la pelouse va contraindre à revoir leur plan. Quelques banderilles de Stryger Larsen et Cornelius (12′), une grosse occasion ratée par Sisto peu après la demi-heure de jeu, les Irlandais auraient même pu concrétiser une de leur rare occasion si Schmeichel ne s’était interposé face à Christie à la 43′. En seconde période les entrées en jeu de Yussuf Poulsen et Nicklas Bendtner n’y changeront rien, il faudra attendre une tête dangereuse du joueur de Leipzig pour assister à une occasion digne de ce nom mais le score n’évoluera jamais, 0-0. Un résultat qui pour les plus optimistes ne sera pas considéré comme si mauvais car un but danois en terre irlandaise verrait les chances d’aller en Russie augmenter de façon significative.

Match Retour, Mardi 14 Novembre, Aviva Stadium, Dublin – Irlande – Danemark (1-5)

C’est dans une antre verte où plus de 50 000 âmes ont repris à l’unisson l’hymne national et sous une pluie typiquement locale que les deux équipes se sont retrouvées pour l’ultime bataille. Age Hareide opte pour un changement de système en tentant un 3-4-3 offensif en quête d’un but rapide qui contrarierait les espoirs locaux. Il décide aussi de titulariser Christensen derrière, Ankersen étant le perdant de cette recomposition et c’est Yussuf Poulsen qui débute devant à la place de Cornelius.

L’entame de match est catastrophique pour les danois, Kjaer est totalement perdu en défense, Christensen n’est pas du tout dans le rythme au contraire des irlandais qui porté par tout un peuple trouvent la faille dès la 6′ lorsque sur un long ballon Duffy devance Kjaer, apathique et Schmeichel, tardif faisant exploser l’AVIVA Stadium qui ne demandait que cela. La suite sera moins réjouissante pour les irlandais, ce but va changer le jeu du Danemark, dès la 10′ Stryger Larsen décidément très actif sur son côté gauche va allumer la première mèche, puis Kvist (17′) et Sisto (18′) transfiguré par rapport à l’aller, vont lui emboiter le pas. La récompense va venir à la 29′ quand Pione Sisto réalise un festival sur son côté, entre dans la surface et sert en retrait Christensen qui ouvre le score aidé par le sauvetage malheureux de Christie qui pousse la balle dans ses filets. Les espoirs des hommes de Martin O’Neill vont vite être enterrés par un contre rondement mené et une combinaison Y.Poulsen-Jørgensen-Eriksen conclue de façon magnifique par le meneur de Tottenham d’une frappe limpide sous la barre, 1-2 l’Irlande a un genou à terre.

A la pause le sélectionneur des verts tente le tout pour le tout en procédant à deux changements offensifs mais ce sont les Danois qui restent les plus dangereux, Sisto, toujours dans les bons coups, trouve facilement Eriksen démarqué qui place une frappe du gauche dans le petit filet de Randolph (1-3). C’en est trop pour les supporters Irlandais qui commencent par poignée à quitter le stade au fil des minutes, le calvaire n’est pourtant pas terminé et le récital de King Eriksen non plus car à la 74′ il bénéficie d’une remise parfaite d’un défenseur Irlandais pour envoyer une mine dans la lucarne du gardien de Middlesbrough (1-4). Le feu d’artifice Danois sera total en toute fin de rencontre lorsque Lord Bendtner en personne parachèvera le succès en transformant un penalty qu’il avait lui même obtenu, deux ans et demi que l’attaquant de Rosenborg n’avait plus marqué avec la sélection ! L’arbitre siffle la fin du match dans un stade aux tribunes dépeuplées et les coéquipiers de Kvist peuvent exulter, ils fêteront leur qualifications avec les 1500 courageux qui ont fait le déplacement depuis Copenhague et iront partager leur bonheur en arrosant copieusement de champagne les commentateurs de la TV Danoise placés en bord de pelouse.

L’exploit est d’autant plus grand lorsqu’on sait que l’Irlande avait seulement perdu 1 de ses 13 derniers matchs en compétition officielle à domicile.

La Stat’ Nordisk : Christian Eriksen. Auteur d’un triplé au barrage retour il a su guider les siens vers la Russie, tout au long des éliminatoires avec 11 buts inscrits lors des 12 rencontres. Le Maestro.


Toute l’équipe Nordisk vous donne rendez-vous cet été pour suivre nos 3 nations nordiques qualifiées lors du mondial Russe, une première dans l’histoire dans la Coupe du Monde.

 

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